lundi 13 mars 2017

Un chien abandonné recueilli par des moines. Il est devenu Frère Moustache




Faites la connaissance avec le frère Bigotón, un chien abandonné et recueilli par les freres du monastère de Saint-François à Cochabamba, en Bolivie.
Le frère Bigotón est maintenant un chien heureux et en securité.
Jouer, courir est devenu son quotidien. « Ici, tous les frères l’aiment beaucoup. Il est une créature de Dieu.»
Pour l'histoire le monastère porte le nom de Saint-François le saint protecteur des animaux.

dimanche 19 février 2017

L’histoire bouleversante de cette vétérinaire qui s’est « euthanasiée » elle-même pour passer un message fort



Le 4 février 2017, euthanasier des animaux est devenu un acte illégal à Taïwan. Si cette décision est une victoire pour tous les défenseurs des animaux, elle est hélas précédée d’une histoire tragique.

Près d’un an plus tôt, une jeune femme s’est en effet suicidée, ou comme elle l’a expliqué elle-même avant de commettre l’irréparable : « elle s’est euthanasiée elle-même ». Elle souhaitait ainsi montrer la dure réalité que de nombreux animaux devaient affronter dans les refuge.
Chien Chih-cheng est sortie diplômée de la meilleure université du pays et de nombreuses opportunités d’emplois s’offraient à elle. La jeune femme a cependant préféré dévouer sa vie aux animaux abandonnés dans les refuges.

Taïwan fait en effet face à une très importante population de chiens errants, non stérilisés, et qui se reproduisent à toute vitesse, entretenant ainsi le problème. Avant le passage de la loi du 4 février, nombre d’entre eux étaient euthanasiés dans les refuges taïwanais.

Chien était très impliquée dans les questions de bien-être animal, et tentait d’encourager l’adoption dans le refuge où elle travaillait, mais hélas, elle devait malgré tout avoir recours à l’euthanasie.

Peu avant sa mort, la jeune femme avait accordé un entretien à une émission d’informations locale. Elle était d’ailleurs revenue sur la première euthanasie à laquelle elle avait assisté, en concluant : « Je suis rentrée chez moi et j’ai pleuré toute la nuit ».

À l’époque, Chien et les autres pensaient que l’euthanasie était la meilleure option possible pour les chiens âgés ou difficiles à adopter, selon la BBC. Les animaux, qui n’avaient aucune chance de trouver une nouvelle famille, ne mouraient ainsi pas de maladie dans les refuges.

Kao Yu-jie, une collègue de Chien, a cependant expliqué à la chaîne anglaise que les employés des refuges faisaient face à des remarques très dures au quotidien :

Ils la désignaient comme un boucher… On nous crie souvent dessus. Les gens disent qu’on va aller en enfer. Ils nous disent qu’on aime tuer, qu’on est cruels, mais les gens continuent d’abandonner leur chien. On vous donne plein de raisons : leur chien est trop méchant, ou pas assez, il aboie trop ou pas assez.

Lorsque la jeune femme s’est suicidée le 4 mai 2016, elle a fait usage de la même substance utilisée dans les refuges pour pratiquer l’euthanasie.

Peu de temps avant, elle avait laissé une note où elle expliquait :

J’espère que mon départ vous fera comprendre à tous que les animaux abandonnés sont aussi des êtres vivants. J’espère que le gouvernement comprendra l’importance de contrôler la source [du problème]… S’il vous plaît, attachez de la valeur à chaque vie.

Sa mort a choqué le pays tout entier. Il n’existe que 140 refuges à Taïwan, et seuls 30 % des animaux sont stérilisés. La combinaison de ces deux données met donc énormément de pression sur les volontaires des refuges, dont les ressources sont souvent bien maigres.

La fin de l’euthanasie à Taïwan s’accompagne également d’une augmentation des fonds alloués aux divers refuges. De plus, un psychologue sera mis à disposition des bénévoles pour les aider à surmonter les difficultés induites par leur tâche.

Si cette décision reste une victoire pour les défenseurs des animaux, elle ne constitue également qu’une solution temporaire au vrai problème : l’élevage illégal, qui fait des ravages à Taïwan.

jeudi 27 octobre 2016

Entre 1970 et 2012, la Terre a perdu plus de la moitié de ses animaux vertébrés (et ça continue)




GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO
Ces éléphants existeront-ils encore dans quelques années?
ENVIRONNEMENT - Selon le nouveau rapport "Planète Vivante 2016" produit par WWFet dévoilé ce jeudi 27 octobre, les espèces pourraient avoir perdu 67% de leurs effectifs d'ici à 2020, par rapport à 1970.

Ce sera le cas si l'humanité continue à surexploiter la Terre. Car entre 1970 et 2012, l'effectif des populations de vertébrés a déjà reculé de 58%. Dans son précédent rapport, WWF rapportait que ce déclin était de 52% entre 1970 et 2010.

2% d'animaux en moins par an

"En d'autres termes, l'abondance des populations de mammifères, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens et de poissons a, en moyenne, chuté de plus de moitié en l'espace de 40 ans", écrit l'ONG. Avec une moyenne de 2% d'animaux en moins par an, en 2020, il y aura donc 67% de vie en moins sur Terre.

Tous les deux ans, le WWF décrypte l'indice planète vivante (IVP), qui mesure l'évolution de 14.152 populations appartenant à 3706 espèces vertébrées (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles). Cette IVP sert de baromètre pour connaître l'état de la planète.

Les animaux d'eau douce sont les plus touchés

Ce sont surtout les animaux vivant en eau douce qui subissent le plus l'impact de l'activité humaine. Entre 1970 et 2012, l'effectif moyen de ceux-ci a baissé de 81%. Pour les autres animaux marins (des océans et des mers donc), le déclin est de 36%. Quant à celui des animaux terrestres, il est de 38%.

Les principales menaces concernant les espèces terrestres et d'eau douce sont la perte et la dégradation des habitats ainsi que la surexploitation, selon WWF. Pour les espèces marines, il s'agit aussi de la dégradation des habitats et de la surexploitation, mais également du réchauffement climatique.

Besoin d'1,6 planète Terre
WWF explique que certaines limites ne devraient pas être dépassées si nous voulons maintenir la vie sur Terre. Celles-ci sont au nombre de 9:
  1. L'intégrité de la biosphère (ou la destruction des écosystèmes et de la biodiversité)
  2. Le changement climatique
  3. L'acidification des océans
  4. Le changement des écosystèmes terrestres
  5. L'utilisation insoutenable de l'eau douce
  6. La perturbation des flux biogéochimiques (azote et phosphore dans la biosphère)
  7. L'altération des aérosols atmosphériques
  8. La pollution par des substances nouvelles
  9. L'appauvrissement de l'ozone stratosphérique
Problème: selon le rapport de WWF, nous en avons déjà dépassé quatre d'entre elles: changement climatique, intégrité de la biosphère, modification des écosystèmes terrestres ainsi qu'aux flux biogéochimiques. Actuellement, pour subvenir à nos besoins, nous aurions besoin d'1,6 planète Terre.
Sixième extinction de masse
WWF rappelle que nous avons probablement déjà entamé la sixième extinction de masse. Il s'agit d'une disparition massive des animaux, qui d'habitude a mis des milliers voire des millions d'années à se produire, sauf que cette fois-ci elle se réalise à l'échelle d'une vie humaine. L'ONG ajoute que nous entrons peut-être dans une nouvelle ère, celle de l'Anthropocène, caractérisée par la capacité des êtres humains à profondément transformer la Terre.
Si WWF est lucide, elle n'est pas pour autant totalement pessimiste. Rappelons que cette année, un accord mondial pour combattre le changement climatique a été signé par 195 pays lors de la COP21 de Paris. Si de plus en plus, les Etats prennent conscience de la fragilisation croissante de la planète, il faudra toutefois, selon l'ONG, "rompre avec la prise de décision court-termiste pour adopter une vision inter-générationnelle complète privilégiant le long terme".

En d'autres termes, agir maintenant, et pour longtemps, si nous ne voulons pas qu'en 2020, la planète soit peuplée de 67% de moins d'animaux.

Entre 1970 et 2012, la Terre a perdu plus de la moitié de ses animaux vertébrés (et ça continue)




GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO
Ces éléphants existeront-ils encore dans quelques années?
ENVIRONNEMENT - Selon le nouveau rapport "Planète Vivante 2016" produit par WWFet dévoilé ce jeudi 27 octobre, les espèces pourraient avoir perdu 67% de leurs effectifs d'ici à 2020, par rapport à 1970.

Ce sera le cas si l'humanité continue à surexploiter la Terre. Car entre 1970 et 2012, l'effectif des populations de vertébrés a déjà reculé de 58%. Dans son précédent rapport, WWF rapportait que ce déclin était de 52% entre 1970 et 2010.

2% d'animaux en moins par an

"En d'autres termes, l'abondance des populations de mammifères, d'oiseaux, de reptiles, d'amphibiens et de poissons a, en moyenne, chuté de plus de moitié en l'espace de 40 ans", écrit l'ONG. Avec une moyenne de 2% d'animaux en moins par an, en 2020, il y aura donc 67% de vie en moins sur Terre.

Tous les deux ans, le WWF décrypte l'indice planète vivante (IVP), qui mesure l'évolution de 14.152 populations appartenant à 3706 espèces vertébrées (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens, reptiles). Cette IVP sert de baromètre pour connaître l'état de la planète.

Les animaux d'eau douce sont les plus touchés

Ce sont surtout les animaux vivant en eau douce qui subissent le plus l'impact de l'activité humaine. Entre 1970 et 2012, l'effectif moyen de ceux-ci a baissé de 81%. Pour les autres animaux marins (des océans et des mers donc), le déclin est de 36%. Quant à celui des animaux terrestres, il est de 38%.

Les principales menaces concernant les espèces terrestres et d'eau douce sont la perte et la dégradation des habitats ainsi que la surexploitation, selon WWF. Pour les espèces marines, il s'agit aussi de la dégradation des habitats et de la surexploitation, mais également du réchauffement climatique.

Besoin d'1,6 planète Terre
WWF explique que certaines limites ne devraient pas être dépassées si nous voulons maintenir la vie sur Terre. Celles-ci sont au nombre de 9:
  1. L'intégrité de la biosphère (ou la destruction des écosystèmes et de la biodiversité)
  2. Le changement climatique
  3. L'acidification des océans
  4. Le changement des écosystèmes terrestres
  5. L'utilisation insoutenable de l'eau douce
  6. La perturbation des flux biogéochimiques (azote et phosphore dans la biosphère)
  7. L'altération des aérosols atmosphériques
  8. La pollution par des substances nouvelles
  9. L'appauvrissement de l'ozone stratosphérique
Problème: selon le rapport de WWF, nous en avons déjà dépassé quatre d'entre elles: changement climatique, intégrité de la biosphère, modification des écosystèmes terrestres ainsi qu'aux flux biogéochimiques. Actuellement, pour subvenir à nos besoins, nous aurions besoin d'1,6 planète Terre.
Sixième extinction de masse
WWF rappelle que nous avons probablement déjà entamé la sixième extinction de masse. Il s'agit d'une disparition massive des animaux, qui d'habitude a mis des milliers voire des millions d'années à se produire, sauf que cette fois-ci elle se réalise à l'échelle d'une vie humaine. L'ONG ajoute que nous entrons peut-être dans une nouvelle ère, celle de l'Anthropocène, caractérisée par la capacité des êtres humains à profondément transformer la Terre.
Si WWF est lucide, elle n'est pas pour autant totalement pessimiste. Rappelons que cette année, un accord mondial pour combattre le changement climatique a été signé par 195 pays lors de la COP21 de Paris. Si de plus en plus, les Etats prennent conscience de la fragilisation croissante de la planète, il faudra toutefois, selon l'ONG, "rompre avec la prise de décision court-termiste pour adopter une vision inter-générationnelle complète privilégiant le long terme".

En d'autres termes, agir maintenant, et pour longtemps, si nous ne voulons pas qu'en 2020, la planète soit peuplée de 67% de moins d'animaux.